D’après Cheikh Mbow, coordonnateur de la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’école publique (Cosydep), qui s’exprimait samedi dernier à l’occasion de la clôture de la semaine mondiale d’action (Sma) en faveur de l’Education pour tous « enregistrer un taux de scolarisation des enfants de 90 % est une bonne chose. Mais ce chiffre devrait être analysé en terme de qualité et non de quantité ».
Pour lui, « l’important c’est de revoir les curricula ». « Il serait important qu’on s’intéresse au curriculum des enseignants, c’est-à-dire de voir qu’est ce qu’on apprend aux enseignants dans les centres de formation », soutient-il.
En outre, il dira que « pour avoir une éducation de qualité en vue de l’atteinte des objectifs de l’éducation pour tous, il faut que l’implication des communautés à la base soit effective ». une telle stratégie va impliquer davantage ces dernières à l’élaboration des curricula et les permettre d’assurer un contrôle citoyen de l’éducation.
Pour appuyer la thèse de M.Mbow, le représentant de la directrice de l’Unesco Breda Ido Yaho a soutenu que « 13 millions d’enfants sont scolarisés dans le monde depuis « Dakar 2000 ». Mais la moitié en ressorts ».
C’est pourquoi a-t-il dit, « l’important ce n’est pas de scolariser mais de maintenir les enfants à l’école ». Et M.Yaho d’ajouter « les six ans minimum que les enfants doivent passer à l’école sont aujourd’hui insuffisants. Il faut que les Etats les ramènent à neuf ans pour donner aux enfants l’occasion de maîtriser les apprentissages et les donner des compétences en vue de participer au développement des connaissances endogènes ».
Toute chose qui selon lui passe par « la promotion de la langue maternelle ».
Il est à noter que l’Education pour tous est un engagement international pris par les dirigeants du monde en avril 2000 à Dakar. Ils avaient promis d’offrir une éducation publique de qualité à tous les enfants et aux adultes d’ici 2015. Cet engagement place la priorité sur tous ceux qui sont aujourd’hui privés d’éducation, en leur permettant de se scolariser. Ils promettent à leur donner la possibilité de s’instruire auprès d’enseignants qualifiés. Les objectifs visent également à offrir aux jeunes et aux adultes qui n’ont pas été scolarisés l’occasion d’apprendre à lire, à écrire et à compter.
La semaine mondiale d’action en faveur de l’éducation pour tous a été organisée 10 ans après « Dakar 2000 » pour faire un état des lieux sur la situation éducatif des pays et leur réalisation par rapport à l’atteinte de l’Ept.
M.A.DIOP (Stagiaire)
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